Contemplation

Absorbée par la contemplation de leur traits si parfaits, elle ne s'était pas rendue compte de ce qu'ils étaient, réellement...
 
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 Maison de Madame et Mr Snow.

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Milia Snow
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MessageSujet: Maison de Madame et Mr Snow.   Dim 28 Déc - 22:51

Il était 22h00, je réglais la radio, quelques peu agacés de ne capter que le quart des stations de forks. La neige recouvrait les trottoirs et les toit des maisons, le ciel d'une couleur encre contrastait avec la pâleur de la lune. Je ne pensais cas à elle, Rose, chaque minutes, chaque battement de mon cœur n'était que pour ma cadette, disparu depuis maintenant un ans.
Je venais de quitter la maison de mes parents, me revenait en mémoire, les mots de mon père à l'heure du diner.


-Cesseras tu un jours de courir après un fantôme?! Regarde toi Milia, tu à des cernes sous les yeux, tu est blanche, tu ne mange rien....

-Papa... Sifflais je agacé entre mes dents. Il ne semblait pas comprendre que c'était ma seul raison de vivre, si j'arrêtais maintenant, je me laisserais certainement dépérir dans mon petit studio, jusqu'à ce que mort s'en suive. J'ai une piste! Et je compte bien approfondir mes recherches. C'est la première fois....

Il sourcilla, soudain intéressé par mes propos, je ne pus alors retenir un léger sourire en coin, depuis la "mort" de celle-ci, Matthew s'en voulait terriblement, il regrettait ces mots, bien qu'il ne fusse en aucun cas responsable de la disparition de Rose. Peut être espérait-il, lui aussi, qu'elle soit en vie.

-Des randonneurs on aperçus une jeune fille lui ressemblant... Un peu, elle à le teint comme de la porcelaine, et d'autre détails qui diffèrent des siens mais sa fait un an! Elle a très bien pus changer durant tout ce temps.

-Certes.... Ou l'on t'ils aperçus?


Ma mère arriva un plateau en main, La discussion fut close.

Les phares des voitures m'aveuglaient, j'avais quelques peu changer de direction, et au lieu de suivre le chemin qui me conduirais chez moi, j'avais prit celui qui m'amenais à la lisière de la forêt.
Un fois arrivée devant le chemin en terre, je coupa le contact et quitta ma vielle camionnette. J'entrepris de grimper jusqu'à la clairière, heureusement la lune éclairait suffisamment l'endroit pour que ne je me perdisse pas. Mes pieds s'enfonçaient dans le manteau blanc, faisant craquer la neige. Je manqua à plusieurs reprise de tomber, m'accrochant vainement à la cime des arbres.
Mon esprit songeais toujours à Rose, il répétait sans cesse son nom... inlassablement.
Mon but atteint je ne reconnus pas l'endroit, la clairière était plus vaste, plus silencieuse que dans mes souvenirs. Je me laissa tomber à genoux dans la poudre, le visage blafard, les larmes ne tombaient pas, étais ce si cruelle pour moi d'admettre qu'elle était bel et bien morte? Qu'elle ne me reviendrais jamais.... Jamais...
A cette idée mon cœur manqua un battement, puis deux, trois... Un bruit retint mon attention, celui de mon corps qui c'était retrouvé sur le sol glacé. Le froid engourdissait chacun de mes membres, sous mes paupières je ne vit que le noir, qui grandissait, grignotait ma propre silhouette, je devait lutter... J'aperçus alors le visage de ma sœur, peint de colère, comme il l'était la dernière fois que je l'avait vus, jamais, non, jamais..... Elle ne reviendrait plus jamais....
Un léger froissement, des pas feutrés, m'obligèrent à entrouvrir les yeux, j'aperçus d'abord une silhouette, peut être celle d'un animal sauvage, qui mettrait fin à cette douleur qui comprimait ma poitrine.
Puis je compris bien vite que ce n'étais qu'un humain, qui se déplaçait avec élégance, lentement...
Humain... Je ne savait pas à cette instant précis ou je désirais la mort comme salut, que j'allais enfin te retrouver, seulement sous un aspect différent...

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Lun 29 Déc - 1:27

Douze mois, un an. Oui, cela faisait un an que j'étais à la recherche d'un seul indice concernant mon passé. Juste un signe qui pourrait me rattacher à lui. Mais rien. Après ma transformation, j'avais passé le reste de ma vie à en chercher, enfin, si on pouvait appeler ça une vie...
J'étais restée pendant tout ce temps cachée dans cette forêt, allant parfois à ce que j'avais compris être le parc National d’Olympic, j'y tuais quelques fauves, parfois des ours. J'aimais ce genre de chasse où je devais utiliser tous mes instincts, même si je refoulais le premier qui était censé venir à l'esprit de tous lorsqu'ils pensaient aux vampires : le meurtre d'Hommes. C'était peut-être le fait d'avoir été humaine il y avait si peu de temps qui me faisait garder ma conscience. Ou bien de savoir que quelqu'un m'attendait et que je ne souhaitais pour rien au monde la décevoir au moment où je la reverrait.
Cette nuit là, la neige me rendait nostalgique. Elle me rappelait mon accident, et tous ce qui s'en était suivit, tous ce qui avait disparut. Pour faire passer le temps, je chantais. Ma voix se mettait alors à jouer mélodieusement et j'étais tellement absorbée que j'en avais oublié de prendre mes précautions : voir s'il n'y avait personne aux alentours. Je me stoppais net, mes oreilles captant les battements d'un cœur, rapide et saccadé, puis un corps qui tombait dans la neige. J'étais sûre que cette personne ne m'avait pas entendue, ce qui me rassura un peu mais tout cela me rappela avec une extrême précision pourquoi j'avais dû "renaître", la manière dont j'avais chuté de cet arbre et dont mes os s'étaient broyés dans la neige. Mais je le sentais, sa délicieuse odeur d'humaine, cette sécheresse désertique qui incendiait ma gorge... Et si elle était dans le même cas que je l'avais été? Je devais lui venir en aide, comme on m'étais venue en aide...! Je devais la sauver.
Inspirant bruyamment, je bloquais ma respiration et avança silencieusement et lentement vers l'humain. Enfin, l'humaine. Elle était plutôt jeune, une jeune adulte, sûrement. Elle redressa la tête et subitement, je me cachais derrière un tronc d'arbre, légèrement effrayée parle fait d'être vue. Pendant un millième de seconde, j'avais aperçu ses yeux. Ils étaient d'un magnifique bleu azure et ses lèvres d'un rouge profond, aussi profond que l'assemblage du roux de ses cheveux et du blanc immaculé de la neige. Je respirais légèrement, juste une seconde, je voulais juste savoir si elle saignait. Apparemment non. Mais désormais c'était moi qui souffrais. Je serrais la mâchoire et décidais d'aller vers un autre arbre, où je la verrait mieux. Mon ombre fit une sorte de valse, douce, élégante et gracieuse tandis que la jeune femme essayait de me suivre des yeux.
Elle restait assise dans la neige, s'était-elle cassée quelque chose? Elle n'avait pas l'air de souffrir, mais je souhaitais en avoir le cœur net.

- Tu... Tu t'es blessée? Demandais-je en bégayant légèrement, ceci étant mes premières paroles depuis ma transformation envers un humain.
J'étais toujours cachée derrière mon tronc, tremblotante, l'air timide et pourtant inquiet. Sur le coup, son visage ne me dit rien. Même après, il ne me dirait rien. Mes souvenirs se limitaient au prénom de ma sœur, le souvenir d'une marque sur un arbre et mon sang, rouge et chaud, ruisselant sur la neige glacée et mon visage.
J'attendis sa réponse, changeant parfois de cachette, de tronc, continuant mes déplacements, comme une immense valse, élégante et sereine...
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Milia Snow
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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mar 30 Déc - 0:06

Je m'étais redressé, Observant avec qu'elle agilité elle se promenait, d'un arbre à un autre afin de dissimuler son corps. Bien que L'obscurité jouait à son avantage pour ce point, je réussis à deviner, le visage de ma sœur, plus parfait qu'il ne l'était il y a un an, la blancheur de sa peau contrastait avec la couleur de ses cheveux, ses yeux ocre était la touche qui me fit frémir de peur.
Un autre détail me sauta à la figure, celui du calme qui régnait sur la clairière, seul le vent et les battements de mon cœur pour toute mélodie, le sien ne battait pas.... Respirait-elle seulement? Il ne me semblât pas....
Je voulus alors murmurer son prénom, lui susurrer des mots réconfortant, me jeter dans ses bras. Mais mon corps resta immobile comme de la pierre, j'étais une statue en marbre, gelée par le vent glaciale qui s'engouffrait dans la forêt. Les mots venait mourir dans un dernier effort sur mes lèvres, tandis que je contemplais le vide qui nous séparait, le même vide qui remplissait ma poitrine douloureuse.


- Rose... Finis je pars prononcer, le son fut claire, mais tellement bas qu'elle ne pus l'entendre, du moins c'est que ce que je crus, je recommenças une seconde fois. Son prénom résonna dans la clairière, comme un appel au secoure.
J'étais capable maintenant, capable de pleurer, les larmes sillonnèrent mon visage de toute part, certaines retombaient sur la neige, la faisant fondre, d'autres rejoignaient la commissure de mes lèvres, leur donnant un gout salée.
Dans ma tête tout étais floue, que devais je lui dire, sa faisait maintenant un ans que je la cherchais, et nombreuse, fussent les nuits ou je m'étais imaginé cette scène, mais les mots ne correspondait plus, mon discours ne pouvait être le même, que celui qui alimentait mes songes.


-Rose c'est moi......... Milia........ Tu te souviens?

Ma voix sonnait drôlement fausse, quand je me rappelais la sienne mélodieuse, je ne pouvais pas rester ici. je posais mes mains frêles au sol, tout en mettant le peu de force qu'il me restait afin de me remettre debout. Je réussis, l'effort fut encore plus éprouvant pour garder l'équilibre, sur ce qui me servait normalement de "jambes". J'attendais, tout en songeant à la peur qui tétanisait chacun de mes muscles.

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mar 30 Déc - 0:56

La tension était palpable. Je sentais mes muscles se tendre et ma mâchoire se serrer. Tout cela me paraissait avoir duré une éternité. Étrange, quand on pensait que l'éternité était devant moi. Elle prononça mon prénom, une première fois, puis une deuxième, comme si la douleur qui m'avait transpercée en premier se répétait, que toutes les questions posées revenaient. Sa voix me compressa la poitrine et ce cœur qui ne battait plus se serra. J'étais agitée, désorientée. Comment me connaissait-elle? Ressemblais-je encore à celle que j'avais été autrefois? Avions-nous un lien de parenté? Avions-nous été dans la même classe? Qui était-elle?

Mais il était là, il respirait, son cœur battait, mon premier indice était vivant, humain, appétissant. Je me pinçais la lèvre avec une telle violence que celle-ci commença à saigner légèrement, puis je relâchais la pression. Je tenais mon poignet gauche tandis que celui-ci était serré contre mon cœur immobile. J'étais complètement stressée, j'avais déjà inventé des milliers de scénarios de ce passage dans ma tête mais il n'était similaire à aucun. Comment aurais-je pu prévoir une telle chose?

Puis je pris mon courage à deux mains et je sortis de ma cachette, puis soudain, elle éleva à nouveau la voix. Elle n'avait même pas dit dix mots qu'ils avaient changés ma vie. J'étais maintenant devant elle, pétrifiée par ses paroles tandis qu'elles affluaient à mon cerveau. Certaines bribes de mon passé me revirent alors en mémoire : elle et moi, sur un arbre, entrain de graver nos prénoms. Elle et moi entrain de rire, chanter, jouer, vivre...

Je ne compris que j'étais plantée devant elle que lorsque je sentis, délicatement, rouler sur ma joue, une gouttelette jusqu'alors inconnue. Et d'autres choses me revirent en mémoire, moi, mes disputes avec mon père, cet endroit où j'allais à chaque fois, toutes ces larmes coulées... Elle était ma grand-soeur, elle était ma vie. Elle serait mon éternité.

Lorsque je me repris, je la fixait. Il ne s'était écoulé que quelques secondes et je fis quelques pas dans la neige, hésitants et gracieux, qui s'enfoncèrent sans un bruit. J'étais à à peine un mètre d'elle, je tendis délicatement mes mains vers son visage et caressais sa joue où les larmes affluaient. Son visage était bouillant - du moins pour moi - et au contact de sa peau, mes doigts se crispèrent légèrement, un mouvement si peu visible qu'il lui était quasiment impossible de l'avoir sentis.


- Ne pleures plus... S
oufflais-je délicatement, d'une voix si sereine et délicate qu'elle aurait pu calmer n'importe qui.

Mes larmes dégoulinaient de mes yeux dorés, mais je n'y prêtais pas attention. J'avais tellement cherché d'indices, tellement cherché mon passé que lorsqu'il fut en face de moi, alors que je le touchait avec l'envie de tout savoir de lui, j'eus besoin de lui confirmer ce que lui voulait savoir, ma confirmation.


- Oui, maintenant je me rappelle, c'est moi : Rose...
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Milia Snow
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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mar 30 Déc - 15:25

Les secondes qui m'angoissait laissèrent place à un autre sentiment, un bien être que je ne connaissait pas, elle était la, peut être pas aussi vivante que je n'y crus. Ses doigts était glacés, tout laissait à penser qu'elle vivait dehors, par ce temps........ Impossible, n'importe qui serait mort de froid sous la neige de forks.
Je contemplais ses yeux, y voyant mon reflet, m'y perdant. Et c'est sans me poser de quelconque question que je la serrais dans mes bras, ma vie en dépendait, elle dépendait de sa survie.


-Oui, tu est Rose..... Susurrais-je plus pour moi même que pour ma cadette, multiples questions me brulaient les lèvres, ou étais tu depuis tout ce temps? Cas tu fais durant cette absence? Ou vivait tu? Pourquoi ton cœur ne bat-il plus? Comment est ce possible?...... Je reporterais cet interrogatoire à plus tard, ce n'était pas le bon moment, et je ne me sentais pas prête, à accepter les mots qu'elle m'aurait prononcés. J'étais trop censés, trop borné, trop ancré dans "ma" réalité...
Aucune histoire, surtout pas celle de vampire, ne m'aurais convaincu, bien que toutes les preuves, fusse à porter de mains....

-Rose, pardon.... Si tu savais, combien j'ai regretté ce jours là, j'aurais du te suivre, te retenir... Mais j'ai pensée que tu préférais le silence à mes reproches... Alors je ne t'ai pas suivie..... C'est de ma faute... Je l'avais lâché, préférant former un rond au milieu de la clairière, mes pas faisaient un bruit monstre, tandis que mes pieds s'enfonçaient dans la neige, mes traces s'effaçaient cependant très vite, en quelques secondes, le temps que de nouveau flocon de neige ne retombent.
Finalement ce n'étais pas notre père qui se reprochait le plus sa disparition, mais bel et bien moi même. Si j'avais cherché sa trace avec autant de conviction, c'était sûrement pour calmer ma conscience... Cette petite voix qui me reprochais sans cesse, d'être rester assise dans ce canapé, lasse de cette vie et des ces disputes incessantes.
Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, bien qu'une part de moi savait parfaitement qu'elle n'était plus humaine, impossible, elle ne respirait pas, son cœur ne battait plus....

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mar 30 Déc - 16:00

Elle me serra dans ses bras et un torrent d'émotions me submergèrent. L'envie, de la mordre, et celle plus forte, de la protéger. Mon thorax lâcha un léger feulement. Je ne la serrais pas, du moins, très peu, de peur de la blesser d'avantage. Et puis elle relâcha l'étreinte et erra un peu plus loin, fixant dans la neige les traces de ses pas, songeant sûrement à tous ce qu'elle avait bien pu laisser derrière elle. Milia avait l'air perdue, moi, j'avais recouvré mon calme. Du moins, c'est ce que montrait mon visage. Elle me confia combien elle s'en voulait, et je fus plutôt surprise.

Sans un bruit, je m'étais retrouvée derrière elle. J'avais posé ma main glacée sur son épaule pour qu'elle s'arrête, quelques secondes, ce qui me fut bien assez pour lui débiter tout ce que j'avais à dire.


- Ce n'est pas ta faute, Milia. J'aurai préféré le silence aux reproches. J'étais comme ça et tu le sais. En faites, je voulais chercher ce qu'on avait gravé sur l'arbre. J'y suis grimpé, mais il n'y avait rien. Je n'ai juste pas su redescendre. Tu n'as rien à te reprocher. Je le cherchait tout le temps, ça aurait pu arriver n'importe quand. J'avais parlé de tout cela au passé, comme si cet événement et tout ce que j'avais été avant était révolu. C'était le cas, mais Milia ne le savait pas encore et ne le saurait pas.

De toute manière, j'avais fais le choix de ne rien lui dire. Du moins pas tout de suite. Comment pourrais-je expliquer mon absence, sinon ma transformation? "Ah, j'ai oublié où était la maison?" Non, ça n'avait aucun sens. Même étant transformée je serais sortie de la forêt. Tandis que là, pendant un an, j'étais restée dans les bois. Du moins il n'y avait rien pour confirmer que j'y étais vraiment restée toute l'année. Je pouvais toujours mentir en disant que je vivais dans une autre ville... Mais je n'avais aucune idée du nom des autres villes, ou même s'il en existait réellement une.


J'étais piégée entre la réalité et le mensonge. Mais dans les deux cas, il était improbable qu'elle me croit maintenant. Je sentis son épaule frémir. Etait-ce ma paume glacée qui la gênait, la neige ou tout simplement l'émotion? Je ne savais pas, mais j'otais tout de même ma main de son épaule et baissais la tête.

- Que faisons nous, maintenant? Dis-je doucement d'une voix fluide et mélodieuse. Je ne suis pas sûre que nos parents me croiraient. Enfin, je veux dire, c'est une situation quand même compliquée...

Je voulais rajoutée que je n'étais pas sûre qu'ils aient envie de me voir mais je m'abstins, consciente que nos relations funèbres avaient pu changer. Les humains regrettaient toujours les morts. Les vampires aussi, d'ailleurs. Mais les humains changeaient d'opinion avec le temps. Ils pardonnaient, imaginaient où en serait leur relation et songeaient au fait que rien ne pouvait être pire que ça. Que leur fille serait encore à leurs côtés, travailleuse et serviable bien qu'elle garderait son mauvais caractère.

Mais comment pouvaient réagir des parents lorsqu'ils retrouveraient leur fille, changée, métamorphosée. Une fille qui ne ressemblerait que vaguement à celle qu'elle avait été, il y a très longtemps...
?
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Milia Snow
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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mar 30 Déc - 22:58

Je cessais de m'agiter, fixant une nouvelle fois Rose, la question me trottait en tête. Je ne pouvais décemment pas emmener ma sœur chez nos parents, ils n'étaient pas assez courageux pour affronter la situation. Retrouver leur fille vivante, alors que depuis un an il l'a pensait morte, c'était comme leur ramener un fantôme. Non ce n'était pas la meilleur des idées qu'ils eussent. Je songeais donc à mon petit studio, mais je travaillais en tant que serveuse le soir vers minuit. Et si pendant que j'étais absente elle prenait la décision de partir?! Rien que cette idée me fit frémir, je m'emparais de la main de ma cadette, la trainant sur le chemin que j'avais emprunté quelques minutes auparavant. Les racines des pins me firent tomber plusieurs fois égratignant mes paumes jusqu'au sang. Les larmes me piquaient de nouveau les yeux, et je fus presque incapable de retrouver le chemin en terre ou ma voiture m'attendait. Pourtant au bout d'un certain temps, à avoir tourné en rond, je vis le véhicule gris métallique. Soulagée, je la poussais en direction de la portière passager.

- On va chez moi, nos parents on besoin de temps... et énormément de repos..... J'avais soufflé c'est dernier mots avant de me placer siège conducteur, la portière avait claqué dans un grincement réprobatif, apparemment elle n'appréciait pas mes gestes trop brusque, mais peu importe. Je mis le contact, au cours du trajet la radio capta toute les stations, m'arrachant des grognements, voila que ma radio faisait des caprices?! Je fus heureuse de retrouver mon "chez moi", le radiateur tournait à plein régime, ce que mon corps encore tendus par le froid acceptais de bonne augure. Je lanças mon sac sur la table, ainsi que mes clés, avant de m'effondrer dans le canapé, je saisissais le téléphone, composait un numéro en toute hâte.

- Bonsoir, c'est Milia! Je voulais vous prévenir que je ne viendrais pas travailler ce soir, je récupérais mes heures ce week-end. J'avais raccroché d'un geste vif avant de reposer le téléphone, tout comme je m'y attendait le répondeur avait été le seul a accueillir cet appel. Je me tournais vers rose qui n'avais pas quitté sa place, toujours à l'entrée.

-Fais comme chez toi... Non en faite c'est chez nous maintenant! Savait-elle ce que je tramais, savait-elle que je ne la laisserais plus partir. Un an sans elle m'avait rendu folle, chaque seconde en sa compagnie m'étais précieuse. Je tapais de ma main libre le canapé, l'invitant à me rejoindre, l'autre avait pendant ce temps là, posé une fine chaîne en argent sur la table basse du salon. Sur l'un des murs, un tableau en liège était fixé, la photos de ma sœur et d'autres articles sur sa disparition y étaient punaisés, je prenait cela trop au sérieux d'après certains, mais la preuve en était tel, qu'elle était la, ce n'avait pas été si vain... Je soupirais d'aise, ne sachant par ou commencer, cette nuit serait sans doute la plus longue de ma vie, après toutes celle que j'avais passé sans elle.... Je m'installa en tailleur, et lorsqu'elle fut assise dans le canapé en cuir, me blottis contre son épaule. Un léger sourire étira mes lèvres.

-Si tu savais combien tu m'a manqué... Je devenais folle sans toi. C'était une vérité quelques peu déconcertante, Elle était une partie de moi, ma moitié, nous n'étions pas jumelle, mais le lien qui nous unissait était sans aucun doute possible aussi fort.
Je me redressais, m'écartant un peu afin d'apercevoir son visage.

- Ou étais tu? Qu'est tu? La dernière phrase avait été rauque, je voulais savoir, savoir ce qui se passait, ce qu'elle était. Mes dents claquèrent, non pas que j'eusse froid, juste peur, d'entendre ce qui allait suivre. Mais ma vie en dépendait autant qu'elle dépendait de sa présence.

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mer 31 Déc - 14:49

Je n'avais rien dis durant tout le trajet, je n'étais pas de nature très bavarde et cela ne s'était en rien arrangé avec le temps. J'avais aussi noté son énervement que j'avais un peu de mal à saisir. Était-elle réellement heureuse de me revoir? Le reste du chemin se passa dans le silence, mais je m'y étais accoutumée depuis bien longtemps au silence.

Je comprenais aussi le fait que nos parents avaient besoins de temps, moi aussi d'ailleurs, et je pense que Milia aussi, en avait bien besoin. Tout cela l'avait agitée et elle semblait parfois au bord de la crise de nerfs. Ce qui m'inquiétais, plus que mesure.

Une fois arrivée dans son studio, je restais quelques secondes debout, quelques minutes peut-être, observant toute la pièce avec minutie tandis que j'écoutais d'une oreille distraite ce qu'elle disait au combiné. Des articles de moi, accrochés autour d'une photo étaient punaisés au mur, les articles parlaient de ma mort certaine, sûrement dut à un meurtre ou à un animale sauvage, bien que la piste était plus pour celle du meurtre. Ils avaient retrouvés, étendu dans la neige, un taux de mon sang assez considérable pour me considérée comme morte et le fait qu'il ne soit pas étalé et que mon cadavre ne s'y trouvait pas démontrait thèse que mon corps avait été déplacé. D'autres articles insinuaient que certaines personnes personnes m'avaient vues en vie, peut-être quelques randonneurs que j'avais vite eu le temps de fuir. J'avais étais une sorte de drame pour toute la petite ville et je me demandais ce qu'il se passerait si j'étais retrouvée. Il y aurait forcément la presse, et tout le reste. Pendant ces quelques secondes, j'eus décidé de ne plus jamais revenir m'installer réellement à Forks, que tout cela devait rester un secret, trop dangereux pour ce que j'étais et pour ma famille.

Elle me proposa de venir m'asseoir sur le canapé, ce qui me fis sortir de mes rêveries et ce que je fis avec un peu d'inconfort. Je n'avais plus l'habitude de ça, des appartements, des endroits clos, de tout ce que cela comportait. La chaleur ambiante m'était plutôt indifférente bien que peu agréable, mais je ne dis rien. Moi qui étais glacée, comment aurais-je pu me plaindre de chaleur ?

Alors qu'elle se lovait contre moi, je déposais délicatement ma tête contre la sienne. Tandis qu'elle me confiait quelques paroles. Puis soudain, elle se redressa et me fis face tandis que j'observais ses prunelles d'un azure profond. Tout était calme, puis soudain, ses paroles me fouettèrent comme un brasier ardent sur ma peau glaciale.

- Où étais tu? Qu'es-tu?

Ce fut à cause de ces paroles d'un flot d'idées jaillirent dans ma tête, certaines étaient plus malsaines que d'autre et j'eus vite fait de les effacer. D'autres plus sages, d'autres risquaient de lui faire mal. Aurais-je mieux fais de l'éviter dans la forêt? Devrais-je l'endormir et m'en aller, comme si tout cela n'avait été qu'un rêve? J'hésitais. Était-elle prête à ce que je prononce le mot "vampire"? J'en doutais un peu, mais qu'est-ce qui aurait bien pu l'expliquer autrement? J'eus un léger moment d'hésitation et me tournais vers elle.

- Il s'est passé, comment dire, quelque chose de pas commun. Je t'ai déjà dis que j'avais voulus grimper à un arbre et en faites, j'ai chuté. De quatre bons mètres. La neige n'a fait que me glacer d'avantage. Puis quelqu'un est venu m'aider. Il m'a sauvé la vie... Je savais que j'allais mourir. Et il m'a offert, une nouvelle vie... Différente. Tes articles sur le mur disent que des randonneurs auraient vu un fantôme me ressemblant, un revenant. Ils n'avaient peut-être pas tort.

Mon regard se faisait de plus en plus transperçant, je me demandais s'il en était désagréable. J'ouvris délicatement ma bouche, laissant apparaître de longs crocs saillants avant de la refermer brusquement pour finir ma phrase.

- Je suis un vampire, Milia.

Ces derniers mots furent glaciales. Tout comme moi. Cet aveux me revint à la figure et je me rappelais de son odeur, son arôme. Elle m'asséchait la gorge et en brûlait les parois. Que pouvais-je ajouter? J'acceptais son silence, consciente que je ferais peut-être mieux de m'en aller. Je ferais peut-être mieux de l'endormir, lui faire croire que tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve. J'hésitais. Il me suffisait d'un geste, un seul, pour faire comme si je n'avais jamais été ici. Lui faire croire que tout cela n'avait été qu'un simple cauchemar.
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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mer 31 Déc - 15:29

Je ne réussis pas à retenir un cris de stupeur. Mes ongles s'enfonçaient dans le cuir du canapé, tandis que j'essayais vainement de m'écarter le plus d'elle. J'aurais du avoir peur, la craindre, mais ce n'étais pas ce que je ressentais à ce moment précis, ce n'étais pas ce qui m'avais poussé à crier, à fuir.
Je m'imaginais la scène, le corps de ma sœur retombant sur le sol glacés, le bruit de ses os qui se brise comme de la glace et l'énorme flaque rouge, seul indice que la police avait sus retrouvé. Je me tus fixant ses yeux, ni décelant aucune haine, aucune morosité, aucun danger, je voulais être certaine de ne craindre aucun danger... Mais comment aurait-elle pus me faire du mal? C'était ma sœur impossible...


-Tu.......... Te nourris de quoi? J'avais insisté sur le dernier mot. Les lèvres pincés je m'imaginais plusieurs scène. Celle de son corps, de ses dent planté dans le cou d'un inconnus dans une ruelle sombre. Puis une autre idée me parvint, plus rassurante, celle de ses crocs planté dans le corps d'un animal dans la foret ou je l'avais retrouvé, il y a de cela quelques heures.

-Rose....... J'aurais voulus lui crier "ne me fait pas de mal!" mais ma phrase resta en suspense au fond de ma gorge. Je ne voulais pas qu'elle parte, et ces mots n'auraient fait que la blesser, la faire douter de mes sentiments à présent.
Elle devait d'ailleurs se poser de nombreuses questions....

-Je n'ai pas peur! Cette fois les mots avaient été prononcés avec un entrain que je me connaissait pas. Mes yeux pétillaient de joie, non, je n'avais pas peur d'elle peu importe ce qu'elle était. Je me ressaisis cependant très vite, reprenant une expression assez grave sur le visage. Mon corps se rapprocha lentement du sien, restant à une distance suffisamment importante pour que je ne la dérange pas. Mes doigts glissèrent sur sa joue de poupée et j'observais avec fascination ses traits, parfait, digne d'une top modèle comme on en voyaient dans les magazines. Tout semblait taillé dans la pierre, ses yeux couleur or vibraient au rayons de lumière qui leur parvenaient.
Je cessa de la détailler, ce n'était très poli, puis, je concevais le fait, que toute cette histoire lui demandais certainement un énorme effort. Mieux valait que je ne me colle pas à elle.


-Comment te sent tu? Je veux dire...... Je ne trouvais pas les mots..... Tu a soif?! Cette question n'était-elle pas déplacé? Une autre me laissait songeuse, est ce que ma présence te dérange? Comment devais je me comporter en présence d'un vampire, bien qu'elle fusse ma sœur?
Je me colla à l'accoudoir, une moue sur le visage, cette histoire était à dormir debout, d'ailleurs n'étais je pas entrain de rêver... Je pinças mon poignet afin de m'en assurer et retenu une grimace de douleur.
Si je ne rêvais pas, il était plus qu'essentiel de trouver une solution, il étais aussi important qu'elle m'en apprenne plus sur sa vraie "nature".

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mer 31 Déc - 16:07

Sa première réaction fut la peur, elle s'éloigna subitement de moi, puis comme tout humain normale, posa des questions de survie, voulait s'enfuir, puis elle redevint raisonnable. Elle voulait savoir ce que je mangeais, et gardait pour elle sûrement bien d'autres questions. Puis elle avait prit son courage à deux mains, avait compris que je ne lui ferais jamais de mal. Et elle finit par s'inquiéter pour moi, ce qui m'arracha un sourire affectueux.

Elle était passé en quelques minutes par tous les états possibles. De la peur à la fascination, de la fascination à la raison. Elle caressait ma joue, délicatement, tandis que je restais silencieuse. Ce simple contact remplit en moi un vide que personne d'autre n'aurait pu remplir.

- Tout va bien, j'ai appris à me contrôler en un an.

Je n'osais pas lui rendre ses gestes d'affection, de peur de l'effrayer, de la faire fuir. Je décidais de lui en dire un peu plus, pensant que la seule chose qui pourrait effrayer le plus les gens était l'inconnu.

- Les vampires... À la base, ils sont comme dans les histoires, des tueurs d'hommes. Mais on peut faire sans, moi je tues des animaux dans la forêt. Je préfère ça à tuer des gens, même s'ils ont l'air succulent. Si tu veux, pour moi, tu es un peu comme un bon verre de rhum, et moi, un alcooliques. Je peux m'empêcher de respirer, cacher ce verre de ma vue, mais je m'en souviendrais encore et je saurais qu'il est près de moi. Mais je suis assez rassasiée pour ne rien faire, et même assoiffée, je ne ferais rien. J'ai la peau très résistante et glacée. J'ai beaucoup de force et je suis plutôt rapide et mon apparence à elle aussi changée. Je ne dors plus et ne mange plus non plus.

Elle avait l'air tout aussi fascinée qu'épuisée. Ou peut-être avait-elle peur, je ne savais pas. Arriverait-elle à trouver le sommeil ou ne le voudrait-elle pas? Mais les humains étaient obligés...

- Tu devrais aller dormir, je pourrais te chanter une berceuse si tu veux, je ne m'en irais pas.

Même si je trouvais l'idée de la berceuse un peu enfantine, c'était la seule manière que j'avais trouvée pour endormir les humains - et les animaux - sans avoir de contact physique avec eux. Je me servais d'ailleurs de cela lorsque je chassais, pour aller plus vite, pour ne pas à avoir à lui infliger des souffrances pour rien...
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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Mer 31 Déc - 23:11

Je fus soulagée en l'écoutant, il ne pouvait en être autrement, Rose ne pouvais se nourrir que de bêtes, sa part d'humanité demeurait. Chacun des détails qu'elle me prononças se grava dans ma mémoire. la pâleur de leur peau, mais aussi la protection qu'elle leur apportait, leur force, leur rapidité... J'aurais été curieuse de voir ça, mais comme elle le remarqua j'étais fatiguée, cela faisait un an que mes nuits étaient accompagné de cauchemars. Peut être que celle ci serait différente, maintenant qu'elle était là, qu'elle me promettait de ne pas partir.
Je m'enroula dans une couverture, pour ne pas sentir la froideur de sa peau contre la mienne, et déposa ma tête de nouveau contre son épaule. La réaction fut immédiate, lorsque j'entendis sa voix mélodieuse, je m'endormis, un paisible sourire étalé sur le visage.
La nuit ne fus cependant pas aussi calme que je l'aurais espérer. Ma silhouette enveloppées d'un épais brouillard, je criais à bout de souffle, la plaine qui s'offrait à moi semblait morne, triste. Sans couleur, ce fut ce détail qui me choqua le plus... La neige commençais à tomber, des pins immenses se dressèrent sur mon chemin, tandis que mes mains cherchaient à tâtons quelques chose, ou quelqu'un dans ce vide. Je reconnus alors l'endroit, à la tâche de sang qui souillait le manteau blanc sous mes pieds. Un cris m'échappas. Jusque là mes rêves n'avaient pas de fin, je me réveillais en sursaut à ce moment précis. Mais ce soir là, tandis que le corps glacés de ma sœur berçait mes respirations, je ne me réveilla pas.
Une silhouette se dessina derrière l'un des tronc, ses yeux rouges comme le sang me toisèrent, je vis des crocs se redresser, la personne s'approchait furieusement, un grognement s'échappa de sa poitrine....
Un soubresaut me secoua violemment tandis que je criais, les larmes sillonnant mon visage blafard. La réalité me parut soudain plus douce. Je contemplais le visage de ma cadette, qui semblait inquiète, le mien devait être peint de frayeur. J'avais rêver, ce n'était qu'un rêve....... C'est mots m'apaisèrent quelques peu, je me détendis et me colla de nouveau au canapé, resserrant la couverture autour de moi.
Chaque nuit c'étaient pareil, je pleurait, je criais... seulement cette nuit différait des autres...


- Tout va bien. Susurrais- je pour rassurer Rose. Il n'était pas question que je l'inquiète d'avantage. Je me redressais, quittant le confort et la sécurité dont j'avais tant besoin, pour un petit brin de toilette, et surtout un coup d'eau sur le visage. Lorsque je ressortis de la salle de bain pour rejoindre ma sœur, elle n'avait pas bougé. Je m'installa de nouveau à ses côté, sûr et certaine qu'elle serait rassuré.
Mon teint était de nouveau couleur pêche, mes yeux n'étaient plus rougis mais brillant et bien maquillé, mes cheveux étaient coiffé bien qu'il fusse toujours indiscipliné.


-Tu n'a pas faim? J'avais posé cette question avec délicatesse, tout en songeant au fait qu'il faudrait déménager d'ici peu. Pour elle, le mieux serait de trouver une vielle maison, loin de la ville, dans Forks mais suffisamment écarté et proche de la forêt afin que personne ne remarque sa présence.
Se serait chose facile, n'étudiant que très peu, j'avais assez d'économies pour me permettre cette fantaisie, puis le travail ne manquait pas en cette période de l'année.


-Je vais déménager, trouver une maison près de la forêt, assez écarté des résidences, comme ça tu n'auras pas de problème et on pourra rester ensemble.

C'était une concession que j'étais prête à faire, si elle me permettais de profiter de Rose, de sa compagnie. Je me tus, préférant me perdre dans mes réflexions. Quelques chose me perturbas cependant, mes yeux vrillèrent sur son visage parfait, encore une fois m'émerveillant. Elle ne vieillissait plus, moi si........ Tôt ou tard, nous serions de nouveau séparé.

-Rose, tu m'a bien dit que quelqu'un t'avais transformé, c'est donc possible de devenir vampire, la preuve en est, il n'a pas bus tout ton sang. Sinon tu serais vraiment morte.... Je me tus, c'était assez difficile d'aborder cette question, surtout que nous venions juste de nous retrouver, mais c'était important.

- Transforme moi en vampire... Peu importe la douleur, ou ce que ça représente. Tu est figé dans le temps Rose...... pas moi... Un jours je disparaîtrais et même si d'ici là nous avons trouver d'autres personne comme toi, je ne veux plus te quitter.... Tout cela ressemblais plus à une supplication, s'en était une. Je suppliais Rose, ma sœur, de me tuer, de me transformer en vampire.
J'avais conscience de tout ce que sa impliquait, la soif de sang, le danger, et le mal que je ferais à nos parents en disparaissant à mon tour, peut être ne s'en remettront-ils jamais.... Seulement j'avais fait mon choix, c'était Rose... Ma sœur.
J'attendis sa réponse, me levant pour préparé du café. Celui ci siffla dans un son strident lorsqu'il fut prêt.
Tout en me servant une tasse, je contemplait le visage de ma cadette, son front plissé semblait, en pleine réflexion, je ne sus dire si c'était à mon avantage ou non.
Tout en avalant quelques gorgés du liquide brulant, je m'installa de nouveau dans le canapé, en laissant cette fois ci suffisamment d'espace entre nous. Je ne cessais de le regarder, la politesse ne m'importait guerre à cet instant. Elle semblait figé, comme une statue de marbre, je ne pus m'empêcher de toucher une nouvelle fois sa joue, sa peau de velours, blanche. Des cernes violettes s'étiraient sous ses yeux, et bien que les vampires ne puisse dormir, je songeais au faite qu'elle ait besoin d'une nuit de sommeil, mais ce détails ne lui arrachais pas sa beauté irradiante, sa en était presque vexant... A côté de ma sœur j'étais moche..... Je fis une moue attendant toujours une réponse, qu'elle soit pleine de colère, de reproches, ou quoi qu'elle fusse.

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Jeu 1 Jan - 13:33

J'étais restée figée, du moins, c'est ce que montrais mon corps. Mon esprit était devenu, lui, un océan de torture. La faire devenir vampire était déjà une perte considérable mais elle insérait avec elle tous les dangers de cela : le fait que j'étais un nouveau né, que je n'avais jamais planté mes crocs dans un humain, le fait que je pouvais déraper à n'importe quel instant, que n'importe qui dans l'immeuble aurait pu être alerté par ses hurlements - car il était impossible qu'elle ne puisse pas en pousser un si elle était en pleine forme. Mais je me rappelais aussi de mon sauveur, il m'avait sauvé, certes, mais il avait aussi léché tout le sang qui débordait de mon corps pendant deux bonnes minutes avant de se reprendre, ce qui lui avait laissé le temps de boire plusieurs bons litres.

Je n'osais le dire, Milia, elle, faisait des allés et retour pour préparer son café puis s'installant avec une assurance décontractée sur le canapé. Ce qui me frustra légèrement. Ne comprenait-elle pas le danger que je représentais? Je serrais la mâchoire et mon visage se tourna légèrement vers elle. Je la fixait de mes prunelles dorées et l'expression de mon visage était plutôt dure, par ailleurs, je sentis dans ses traits un certain frémissement.

J
e l'avais décidé avant même qu'elle ne me le demande d'ailleurs : jamais je ne ferais de mal à Milia. Pour moi, devenir Vampire était un mal. J'aurai troqué tout ce que j'avais pour redevenir comme avant. J'aurais été prête à tuer n'importe qui si je pouvais retrouver mon ancienne vie. N'importe qui, sauf ma famille. C'était ainsi. J'étais prête à leur offrir gracieusement ma vie en échange de la leur. Alors que Milia me supplie presque de la lui ôter me déclencha des frémissements et ma gorge s'assécha brutalement lorsque je me mis à respirer comme pour me mettre à parler. Mais mes propos furent soudain interrompu par son arôme et en quelques secondes, j'étais derrière Milia, humant sa gorge avec délectation. Elle sentait tellement bon, comme tout les humains, certes, mais jamais je ne m'étais autant approché de l'un d'eux, n'avais jamais sentis mes crocs aussi près de leur gorge. Je la sentit frémir, se raidir légèrement, et un sourire se décrocha de mon visage.

Se fut à mon tour de me raidir. Etais-je devenue le monstre que j'avais tant tenté de fuir ? Jamais je ne l'aurais accepté. Jamais, sachant que ma raison de survivre était celle que j'avais faillis tuer. Un flot d'émotions contradictoires m'envahirent et en seulement une seconde, j'étais perchée à sa fenêtre, prête à m'élancer dans le vide pour la fuir. Puis un flot d'odeurs m'arrivèrent au visage, un flot d'odeurs d'humains.

Mon visage esquissa un immense sourire et mes yeux perdirent de leur éclat doré. Ils devinrent plus ternes, plus assoiffés. J'entendis des pas derrière moi et je ne pu m'empêcher de me retourner brusquement. J'avais une position animale accroupie sur les rambardes de la fenêtre qui arrivait étrangement à ne pas se déformer bien que mes mains y étaient agrippées. Milia me fixait, sûrement apeurée, ma grande-sœur.

Mes muscles durcis se raidirent et en quelques secondes, je m'étais retrouvée, assise dans un coin sombre de la cuisine, me balançant avec frénésie tandis que mes bras étaient enroulés autour de mes genoux et mon visage caché.

J'étais effrayée, effrayée à l'idée de lui faire du mal. Et j'avais soif, il fallait que je retourne dans la forêt, il le fallait, tout de suite, maintenant. Je ne sais plus, que voulais-je faire à l'instant? Tuer Milia? Tuer un passant? Non, non, non....

Tandis que je me balançais d'avant en arrière, des larmes coulèrent sur mes joues blanches, mais je n'y fis pas attention. Je m'étais mise à chanter légèrement, pour me calmer, puis je songeai au faites que cela pouvait endormir Milia et j'y pris fin. Je mis fin à tout ce qu'il y avait dans ma tête, laissant place à un immense vide qui aurait pu me calmer, du moins, c'est ce que j'avais espéré.

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Jeu 1 Jan - 16:25

En quelques secondes tout avait dérapé, j'avais sentie le corps de ma sœur ce déplacer au courant d'air frais qui avait effleuré mon visage, elle se tenait à quelques centimètre de ma gorge, mon corps s'immobilisait, non, pas elle.
Puis elle partit aussi vite qu'elle c'était déplacé la première fois, ses mains agrippés au rambardes de la fenêtres. les miennes s'éternisèrent dans le vide, comme ci, je voulais la retenir, sans l'approcher, mais elle semblait terrifié, assoiffé, jamais, je n'aurais du ramener Rose ici, seulement je ne savais pas, je ne savais pas ce qu'elle était cette nuit là, ou je l'avais retrouvé sous ce manteau de neige.


- Rose... Soufflais-je entre mes dents, une moue inquiète sur le visage. Je ne pris pas le temps d'analyser la situation. Je saisis la main de ma sœur, l'attira dans la voiture et verrouilla les portières. Je fixa de nouveau ma cadette, encore plus terrifié que dans mon petit studio, ses yeux étaient rouge comme le sang. Je démarras en trombe, dans un grincement qui ameuta tout le quartier. La dernière chose que j'aperçus de mon chez moi, fus la porte de l'entrée, qui se promenait au grès du vent. Je ne reviendrais sûrement plus ici....
Le reste du chemin je conduit bien au dessus de la moyenne, l'autoroute était limité à 120 je roulais à 140, sur les routes logeant la lisière de la forêt 100. Je me stoppa sur le chemin en terre, le même qui m'avait conduit à elle hier soir, j'ouvris la voiture, en sortis, surprise que ma sœur se tienne déjà plus loin sur le sentier.
Tout se bousculais dans ma tête, et au lieu de la rejoindre en courant comme je l'aurais normalement fait, je resta figé à côté de ma voiture, les clés gisant sur le sol. Mes mains tremblaient tellement que j'avais été incapable de les rattraper.
Devais je la laisser, devais je partir, faire comme ci toute cette histoire n'étais qu'un mauvais rêve. Oublier l'être qui m'était le plus chère?!
Mes jambes flanchèrent comme la veille, et je me retrouva à assise dans la neige, à contempler la silhouette qui se tenait plus loin.
Quand on y pensait n'étais ce pas cruelle d'infliger ça à ma sœur... Lui demander de me tuer, peut être même ne se retiendrait-elle pas, je ne pouvais pas la supplier de faire ça. Je ne pouvais pas la supplier elle, mais je trouverais quelqu'un d'autre.
Sur cette idée fixe en tête, je me releva et me rassis siège conducteur, le moteur grogna lorsque je démarra. Mes yeux vrillèrent une dernière fois sur ma sœur, avant que je ne reprenne la route.
Les heures passèrent, j'avais suivis un chemin sans savoir ou il me conduirait. Tandis que la nuit tombait, tandis que je me mordais la lèvres inférieur songeant toujours à rose, je compris que j'étais perdu. Un soupire exaspéré m'échappa, je m'arrêta sur le parking vide d'un vieux motel. Ma main rencontra violemment le volant, et ma tête se reposa contre la vitre glacés du véhicule. A l'heure qu'il était, mon studio devait être vide, je n'avais donc nul part ou aller. Chez nos parents le risque était trop grand.... A l'expression que j'arborais, ils devineraient tout de suite que ça ne vas pas... J'avais mes problèmes eux les leurs. Pas la peine de leur imposé ça.
Les larmes roulèrent ses mes joues, mon souffle se fit plus régulier, et très vite je m'assoupis, trop fatiguée, trop éreintée par la journée.

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Ven 2 Jan - 21:54

Tout s'était étrangement passé
très vite : Milia m'avait ramenée dans ma forêt, puis elle était
repartie tandis que je m'étais lancée dans une fuite effrénée puis dans
une chasse animale. J'avais bien tué un puma et deux autres cerfs. Je
ne les avais même pas mangé en entier, je n'avais même pas bu tout leur
sang, c'était juste pour me battre, vomir la haine que j'avais refoulé
pendant 12 heures contre moi. Comment aurais-je pu la mordre, alors que
je n'étais même pas capable de me retenir moi même? L'idée même me fit
frémir et je revins une fois calmée vers le sentier. Où était-elle? Où
était Milia? M'avait-elle fuit?

Mon cerveau
était devenu un cimetière où l'épais brouillard assombrissait mes idées
et les transformaient en d'autres. Avait-elle eut peur de moi? Lui
avais-je fais du mal dans ma frénésie?

Puis
soudain, je reniflai son odeur. Je me mis à la suivre, doucement, comme
un chien errant qui n'avait sentit que cela comme piste. Je ne voulais
pas qu'elle m'abandonne, pas maintenant...

Au
bout d'une demi-heure de trotte, je sentis son odeur, partout, elle
était omniprésente dans cette maison. Je grimpais au premier étage et
vis que ce que je pensais être sa chambre était vide, elle était en
bas, alors...

Je descendis aussi vite que
j'étais monté et reniflais la porte. Oui, elle l'avait touchée, c'était
chez elle, une deuxième maison? J'essayais de tourner la poignée mais
la porte était fermée, je ne devais pas casser la porte, sinon elle
aurait encore plus peur, non? Oui, je sonnerai. C'est ce que je fis, la
mélodie à deux notes se fit entendre et j'entendis des pas derrière
cette porte.

Ce fut un homme qui m'ouvrit et
toute ma joie de la revoir pendant que j'étais en pleine forme
retombait. Il avait de grandes cernes sous les yeux, des cheveux assez
courts bien que touffus et bruns et il regardait ma petite tête
ébouriffée avec inquiétude.


- Milia habite ici...? Demandais-je d'une petite voix mielleuse.
- Non, répondit-il désolé, plus maintenant en faites. Vous êtes? Je pourrais lui dire que vous êtes passée...

Je le fixait avec étonnement, oui, elle avait habité là, donc ces gens étaient... ses parents? Mes parents?

Une
petite dame blonde arriva dans l'encadrement de la porte et me fit un
léger sourire plutôt maternelle. Elle était si belle, tous les deux
étaient si beaux, si unis, des parents si parfaient que j'eu envie de
pleurer, de leur crier qui j'étais. J'avais caché la majorité de mon
visage derrière mes cheveux et baissais la tête pour qu'ils ne
deviennent pas que j'étais leur fille, leur cadette.


-
Je... euh... On s'est rencontrées hier, elle m'a dit de passer chez
elle et je savais que la maison Snow était ici... Alors, je peux
téléphoner à Milia? D
emandais-je sans avoir décliné mon identité.
- Oui... Dit-il en balbutiant légèrement.

Il
devait penser que de toute manière, je ne lui ferait rien, frêle et
petite comme j'étais. Mais il se trompait, énormément, même si je ne
lui ferais rien, ni à lui, ni à ma mère, j'avais le choix de sa vie et
de sa mort.

Il composa pour moi son numéro de
téléphone qu'il semblait connaître par coeur et je m'autorisais pendant
les quelques secondes que le téléphone sonnait pour observer les photos
disposées sur une table. C'était nous. Tous les quatre, des sourires
sur le visage. Je m'étais tellement laissée absorbée par leur
contemplation que la voix de Milia me sortit de ma rêverie. C'était son
répondeur.


- Milia,dis-je doucement en m'écartant des parents regroupés dans la cuisine,
je suis chez nos parents... Où es-tu? Je suis tellement désolée, Milia,
il faudrait que tu me pardonnes, que tout reviennent en ordre... Milia,
je veux avoir une famille moi aussi..... Je veux retrouver celle que
j'ai perdue, tu comprends?... Tu m'en veux?


Mais personne n'était là pour décrocher, pour me dire doucement que "oui, elle comprennait" et "qu'elle ne m'en voulait pas"... Personne, j'étais seule face au vide et au silence.

- C'est Rose, au cas où tu n'aurais pas deviné...


Je
raccrochais et je sentis le regard de mon père sur moi. Avait-il
entendu mon prénom? J'avais pourtant fais attention à ce que ma voix ne
s'entende pas, qu'elle ne soit pas trop forte. Mon regard doré croisa
le sien, gris et terne. J'étais dans un sale état, mes vêtements
étaient déchirés, sales et de m'allaient pas, étant de vieux vêtements
oubliés ou perdus par des randonneurs distraits.


- Vous voulez restez déjeuner ici? Vous pourriez aussi vous doucher et utiliser de nouveaux vêtements...

J'étais
légèrement bouche-bée, mais j'acceptais. D'après ce que j'avais
compris, il s'était mis d'accord avec ma mère pour me prendre en charge
pendant quelques heures, que je sois au moins présentable, sûrement de
la pitié. J'avais quasiment oublié l'odeur qu'ils avaient. Je ne
respirais que quand j'étais obligée et tant qu'on ne me proposais pas
de planter mes crocs dans quelqu'un, j'arrivais à rester calme. En même
temps, Milia n'aurait pas pu le savoir, moi non plus d'ailleurs. Une
fois dans la salle de bain, il me dit d'attendre, ce que je fis,
pendant que je fixais mon reflet dans le miroir. Il devait m'avoir prit
en charge parce que je ressemblais à sa fille, mais il ne me demanda
même pas qui j'étais car j'avais trop de différences avec elle, je lui
ressemblais vaguement, c'est tout.

Lorsqu'il
revint, il déposa sur un petit tabouret des vêtements qui m'avaient
appartenus, puis il me montra comment fonctionnait le bain.


- Il n'y a que le bain qui marche, la douche a quelques problèmes... techniques. Dit-il en riant doucement. Bon, je te laisse! Prends tout ton temps.
- Oui...
Murmurais-je.

Une
fois la porte refermée, je me fixais dans le miroir. Je me trouvais
belle... et moche à la fois. Mon t-shirt était d'un noir mélangé au
sang sec et à la boue, j'avais des traces de terre sur la joue et mes
cheveux ressemblaient à de la paille. Mais j'étais belle quand même.

Je
commençais à faire couler de l'eau et ne fis couler que l'eau froide,
elle même me semblait plutôt chaude, je leur ferais faire des
économies, tiens! Pensais-je en souriant à mon idée.

Je
m'étais mise nue devant la glace et commençais à observer mon corps,
toutes les balafres dont il était composé. Une immense cicatrice
coupait mon dos et une petite boule la fendait en deux parties.
Sûrement une pierre sur laquelle j'étais tombée. Je vis alors les
marques de crocs de mon sauveur sur ma nuque et eus en léger
frémissement en posant le doigt dessus.

Je fus
à peine retournée que je me rendis compte que le bain était déjà bien
plein. J'avais perdu avec mon humanité quelques rudiments domestiques
et me sentis bien inconfortable, placée ainsi dans cet espace étroit
qu'était cette baignoire.


Je songeais à
beaucoup de choses et finalement, mis ma tête sous l'eau. J'aurais pu
restée des heures ainsi, fixant à travers le liquide une lampe qui
ressemblait vaguement à une luciole dans un ciel de coton. Je m'amusais
aux métaphores et sortis finalement la tête de l'eau pour me mettre à
me savonner. J'eus un peu de mal à ouvrir le capuchon du savon liquide
sans l'arracher et me savonna un moment, me regardant dans la glace de
temps à autres pour vérifier que la terre était partie. Je me lavais
aussi les cheveux, tant qu'à faire, et sortis une dizaine de minutes
plus tard du bain. Je fixais l'eau qui avait perdue de sa clarté et
arrachais le bouchon placé au fond de l'eau pour laisser celle-ci s'en
aller.


Pour faire sécher mes cheveux, je
fis un mouvement répétitif de la main, comme un éventail, et ceux-ci
fuent sec en l'espace de quelques minutes. Je regardais mes vêtements
et me rendis compte que je n'avais aucune idée de comment les enfiler.
M'enroulant dans une serviette, je descendis les escaliers d'un pas
feutré et interrompis une discussion me concernant.


- Je... Vous pouvez m'aider, madame, avec mes vêtements...?

Elle
me sourit et nous remontâmes ensemble les escaliers. J'étais un peu
gênée mais avec deux filles, elle semblait avoir l'habitude. Je lui
faisais dos et elle m'aidait en faisant attention à ne pas me toucher.
Elle devait contempler ma cicatrice, si laide et pourtant si grande et
fascinante, ce qui la fit ralentir ses gestes pendant quelques
secondes. En l'espace d'une minute, j'avais enfilé de nouveaux
sous-vêtements, un t-shirt et un jean.


Puis
la sonnerie qui m'avait permise de réintégrer partiellement mon ancien
foyer se fit à nouveau entendre. Une certaine tension me prit et je me
raidis. Ma mère semblait toute excitée de ces visites matinales
imprévues mais je préférais rester en haut de l'escalier. Ces pas, ces
battements de cœur saccadés, ils ne pouvaient appartenir qu'à une seule
personne.


- Déjà de retour, Milia? Dit notre mère en ouvrant la porte, souriante. Tu as oublié quelque chose?
- Nous avons tous oublié quelque chose...
Murmurais-je
si bas que personne n'entendit même le simple fait de ma présence, le
regard de la personne en bas se tourna pourtant automatiquement vers
moi. M'en voulait-elle? Je ne pouvais pas le savoir. Je déglutis et
attendis sa réaction, consciente que la mienne mettait tout le monde en
danger, mais je ne le regrettais pas, bien que c'était égoïste, cette
journée avait était inéluctablement la plus belle de toute mon
existence...

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MessageSujet: Re: Maison de Madame et Mr Snow.   Ven 2 Jan - 23:48

Ce fut les premier rayons du soleil qui chatouillèrent mon visage, me sortant de mon semi coma. Mon premier réflexe fut de m'étirer, de regarder autour de moi... De comprendre, que ce cauchemar était bien ma réalité. Le motel semblait ouvert, je quittais donc ma voiture claquant la portière avec trop de brusquerie et me dirigeais vers le bâtiment.
L'odeur qui m'accueillis était douce et délectable, celle de petit pain chaud et de croissant tiède, accompagné du café et du chocolat brulant.

- Puis je vous aider? Mon cœur manqua un battement avant que je ne puisse voir la personne qui m'avait parlé. La jeune femme qui se tenait au comptoir portait un tailleur trop serré. Ses cheveux retenu en un chignon lui donnait cet air autoritaire que je reconnaissais chez ma mère, lorsque celle ci était en colère. Je me tus et lui offrit un large sourire.

-En effet voyer vous je me suis perdue, je cherche la route qui me reconduirait sur Forks.

Elle parut surprise, pas autant que moi lorsqu'elle m'indiqua le chemin à suivre sur une carte. Je n'avais jamais été aussi loin de ma ville natale, ce qui m'effraya quelques peu. Un soubresaut secoua mon corps. Ainsi j'avais le choix, la ville la plus proche était une solution, je pouvais toujours y chercher un appartement, m'y installer, recommencer, oublier. Un vibrement me sortis de ma stupeur. Je plongeais la main dans la poche arrière de mon jean. Le combiné gris s'illumina une seconde fois. « 1 message sur le répondeur »rien qu'au numéro je reconnus celui de mes parents, une bouffée de honte et de tristesse me submergeas tandis que j'écoutais le message.

- Rose... Papa, maman!!!! M'écriais je dans le hall du motel encore vide. La jeune femme me lanças un regards noir plein de reproche. Je m'excusais d'un hochement de tête avant de quitter le bâtiment. Mes yeux s'attardèrent sur la façade blanc cassé, presque grise, tellement la saleté semblait être incrusté. Une enseigne continuait de clignoter, bien qu'il fusse jours. Je retrouva mon véhicule, reprit la route, je rentrais chez moi. J'en aurais le cœur nette, il ne restais sûrement rien, la ville était tellement mal fréquenté, qu'une porte ouverte laissait tout le loisir au voleur d'y passer sans risque de se faire arrêter, un cadeau du ciel. La surprise ne se fit pas attendre, tout était sans dessus dessous, seule tableau en liège restait intacte, comme à notre départ. Mes doigt caressèrent la photos de ma sœur, avant que je ne contemple l'ampleur des dégâts. Gisant sur le sol, la table basse en mille morceau, des verres, des tasses, des assiettes et autres objets en porcelaine que je ne sus identifier. Ma penderie était vide...... ne parlons même pas des radio réveil, télé et autre électroménager. En une soirée Milia Snow c'était retrouvé, sans logement. Je m'installa sur le carrelage froid, y posa une de mes joues, afin de me ressaisir, de remettre ma vie en ordre, bien que l'anarchie y régnait. Rose se trouvait maintenant chez nos parents, ceux ci ne comprendraient pas la supercherie, elle avait trop changé en un an, depuis qu'elle était vampire. Si elle ne leur racontait rien, jamais ils ne se douteraient du retour de leur fille. Qu'elle danger représentait-elle pour eux? Un grand, un immense, mais ma cadette ne ferait rien.
Je resta des heures, le corps étendue sur le carrelage de mon studio, il m'arrivait parfois de rire au éclat, l'écho résonnait, me renvoyant en pleine figure mon euphorie. Puis les larmes assaillaient mes joues rosie. Les rires, les larmes, se suivirent jusqu'à ce qu'épuisée, je me rendorme une nouvelle fois. A mon réveil, je repris la route, bien décidé à voir Rose. Dans le rétroviseur de la voiture j'aperçus une jeune fille, ses cheveux ondulé et sale encadrait son visage blafard, sous ses yeux gris d'énorme cernes se dessinaient. Ses joues était couverte de terre, tout comme le reste de ses vêtements dont certain lambeau pendaient par ci et par là. Seul ses lèvres parfaitement dessiné, rouge comme le sang, semblait parfaite, intacte, n'ayant jamais souffert de cette histoire sordide. Un soupire m'échappa, à peine arrivé à Forks la radio se brouilla, c'était une question d'habitude, et je ne portais qu'une oreille distraite au bruit qui m'entourait. Cependant le bruit des pneus une fois garé devant la maison me réveillèrent. Je resta les mains crispé sur le volant, rentrer, ne pas rentrer.... Cette question n'avait pas d'issue, je devait me changer, prendre un bain, manger, enfin c'est ce que mon ventre m'ordonnait, mon esprit lui songeais plus à trouver un vampire, capable de me transformer et vite. Une fois devant la porte, je resta immobile, finalement mon corps lui même ne désirait pas franchir cette porte, peut être m'attendais je à retrouver mes parents gisant sur le sol, sans vie... ou aussi à les voir m'accueillir tout sourire, je ne savais plus.
Ce fus ma mère, débordante de joie qui m'ouvrit.


- Non rien, c'est juste que j'ai besoin d'un bon bain, que je meurs de faim et que je n'ai plus de toit! Riais-je aux éclat, mon regard avait dévié sur ma cadette, puis était retombé sur la mine triste de mes parents. Ce n'étais pas moi....

- Ne vous inquiétez pas! Je porterais plainte.... avec un peu de chance mon assurance me rendra la moitié de ce que j'ai perdu, puis j'ai des économies. Je fis un immense sourire, qui ne rassura point mes tuteurs, avant de me diriger dans la salle de bain, aucun regard pour ma sœur. L'eau me fit un bien fou, la crasse de ses deux derniers jours s'effaçait, et lorsque je me regarda dans la glace, je vis une autre jeune fille. Cheveux roux et ondulé, tombant en cascade le long de sa colonie vertébrale, des yeux bleu, des lèvres rouge mais toujours le même teint blanc et les même cernes. Mon père m'attendait à la sortie de la salle de bain. Une expression pleine d'amour, ce qui me rendit d'autant plus honteuse, de profiter d'eux de cette façon. Mon objectif devenir vampire, garder rose à mes côtés, m'avait fait oublier l'essentiel, ma famille. Me revint en mémoire les mots de ma sœur sur le répondeur..... Non, ce n'était pas le moment de flancher.

- Milia, si tu a besoin d'argent on peut t'aider...

- Non! Jamais...
fis je froisser. Je descendis les marches deux par deux, oubliant ma maladresse légendaire, qui pour une fois ne s'acharna pas. Dans la cuisine, posé sur la table à la nappe bleu, trônait une tasse de chocolat chaude et un pain au chocolat, ma mère avait le don de deviner mes envies. Ce petit tour au motel avait ouvert mon appétit, et c'est sans me faire prier que j'avalais le tout. Ils n'avaient pas encore parlé de Rose, ils avaient vite compris que ce n'étais pas le bon moment, cependant mes yeux se posèrent sur ma sœur. Elle se tenait là, dans l'encadrement de la porte.

- Je vais partir, j'ai du travail, quelqu'un à trouvé... Soufflais je entre mes dents, je fixa de nouveau Rose, sans apercevoir le visage de mon père s'assombrir, et les mains de ma mère trembler. Un sourire ranima mon visage, moment de joie qui leurs échappa cependant.

- Cette jeune fille est mon amie, elle n'a pas de logement pour le moment, vous
pourriez peut être l'autoriser à rester ici?
Je ne jeta pas un coup d'œil à Rose, ne lui laissant même pas le temps d'objecter. Nos parents furent si heureux d'avoir une fille sur qui veillez, qu'ils acceptèrent sans une seconde d'hésitation. La question suivante était inévitable, et lorsque ma tutrice m'invita à rester moi aussi, je pris une moue renfrogné en murmurant « non j'aime ma liberté. » ses mots ne la blessèrent pas. Qui pouvait mieux comprendre sa fille qu'une mère?! Personne. Je remonta dans ma chambre, sortis un sac et le posa sur le lit, dans la hâte y enfonças plusieurs tas de vêtements, pour lequel je n'avais aucun intérêt, peu importe qu'ils soient froissé ou non. Je redescendis les marches, embrassant nos parents, puis quitta la maison.
Mon calme revint, une fois installé dans la voiture. Une carte appuyé sur le volant, je m'intéressa à quelques articles surprenants. Semblable à celui qui parlait d'une jeune fille de porcelaine perdu dans la forêt. J'étais certaine de trouver quelqu'un qui puisse me transformer en vampire, certaine de frôler la mort, ou de mourir tout simplement.
L'instinct de survie aurait sûrement du me pousser à la convenance, à oublier tout ces détails, à profiter de Rose tant que le temps me le permettais. Seulement je me voyais, vieille et ridé et elle, belle, toujours parfaite, figé dans le temps, non, la mort était plus souhaitable que cette vie ou je finirais loin d'elle, loin de tout ce qui me tenais en haleine dans cette course. Un de mes pieds appuya sur l'accélérateur, la maison au allures de refuge quitta mon champ de vision. La radio captait des stations satisfaisantes, dans le fond... ce départ ne présageait peut être pas la fin de quelques chose, mais le début d'une nouvelle vie....

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