Contemplation

Absorbée par la contemplation de leur traits si parfaits, elle ne s'était pas rendue compte de ce qu'ils étaient, réellement...
 
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 Memories - [ Nelidia Conchúir ]

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Nelidia Conchúir

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MessageSujet: Memories - [ Nelidia Conchúir ]   Jeu 25 Juin - 0:33

My memories.


Je ne me souviens plus.

Les premiers mots de mon journal ne sont pas très gais, mais il faut bien le dire. Je n’ai pas un orthographe très bon non plus, ni une langue parfaite, mais je vais faire de mon mieux. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai plus de facilité dans l’écriture que pour parler, car j’ai le temps de peser mes mots.
J’écris pour ne plus oublier. Parce qu’oublier laisse un vide dans mon cœur que je n’arrive pas à combler. Je me sens incomplète, je me sens vide, je me sens démembrer d’une partie de moi-même. Alors je ne vais pas raconter mon enfance, parce que, je ne m’en souviens plus. Mais, je vais raconter à partir de ce que je me souviens. Comme ça, si un jour j’oubliais, je n’aurai qu’à relire ces pages pour me souvenir, parce que je ne veux plus oublier. Je ne veux pas oublier comment j’ai fuis l’Irlande, je ne veux pas oublier combien de temps j’ai couru, je ne veux pas oublier tout ce que j’ai vécu, le meilleur, le pire, et je ne veux pas l’oublier, lui.



Moi à 6ans, du moins, c'est ce que les archives disent.
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Nelidia Conchúir

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MessageSujet: Chapitre 1   Jeu 25 Juin - 14:23

Forgotten past, begun present.





Je ne sais plus quel jour on était, mais je me souviens que le soleil brillait ce jour là, c’est d’ailleurs lui qui m’avait réveillé. Ses raillons passaient par la fenêtre et virent taper sur mon visage, c’était chaud, et j’avais déjà très chaud, comme si j’étais malade et que j’avais de la fièvre, mais je me sentais en forme, plus en forme que jamais. Quand j’ouvris les yeux, j’étais dans une chambre d’hôpital. La couverture était soigneusement bordée autour de moi, un verre d’eau posé à mes cotés et un silence pesant régnait dans la pièce blanche. Quand je penchai ma tête sur le coté pour voir à travers la vitre, tout était normal, enfin, je parle de la normalité d’un paysage, pas de la normalité du quotidiens. Une question me torturait l’esprit quand je m’éveillai, où suis-je ? Après ce fut un enchaînement de questions, qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi je suis là ? Comment j’y suis arrivé ? Que s’est-il passé ?
C’était un trou noir dans ma tête, j’avais le cœur qui battait si vite que j’avais l’impression qu’il allait sauter de ma poitrine. J’avais peur, j’étais effrayé, parce que je me souvenais à peine de qui j’étais. La détresse dans laquelle j’étais n’est pas imaginable pour quelqu’un qui n’a jamais vécu ça.
Je tournais la tête de l’autre coté, une feuille de compte rendu médical était posé sur la table de chevet, je ne l’avais pas remarqué avant. Dessus il y avait mon nom, mon prénom, ma date de naissance et le lieu de naissance. « Nelidia Conchúir, 04.04.1961. Irlande… » Pour la suite je ne pourrai pas le dire, c’était une suite de terme médical à propos de mon état de santé.
C’est la voix du docteur qui m’éveilla de se questionnement sans fin. Etrangement, j’entendait ce qu’il disait, même si il était loin. D’après lui je devrais être morte. Pourquoi ? J’avais fais quelque chose de mal ? J’avais été méchante ? Je pris le verre d’eau à coté de moi et le bu, le docteur rentra à ce moment là.

« Nelidia, ma petite, tu es réveillé ? C’est la vieille Ó Ghallachóir qui t’a ramené ici. Tu m’as l’air en forme, je suis ravi de voir que tu vas bien. »

Je me souviens encore de ses paroles, parce qu’à ce moment là, les paroles du docteur sonnèrent fausses, atrocement fausses, et son sourire l’était de même. Puis je sentis sa peur en moi. Il avait peur, peur de moi. Pourquoi de moi, je n’étais qu’une enfant, j’avais à peine 7ans. Il partit après m’avoir dit qu’il allait chercher à manger.
Quand je me levai, la couverture tomba à mes genoux, et je découvris que mon corps frêle était entouré de bandages. Pourtant je n’avais mal nulle part. J’enlevai mes bandage et enfilai mon pull, je n’avais aucune marque, aucune coupure, aucun coup. Je pris le compte rendu avec moi et je sorti par la porte qui m'éblouissait de lumières.
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Nelidia Conchúir

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MessageSujet: Chapitre 2   Jeu 25 Juin - 14:40

Run, wolf warrior, run



[Une chanson tiré de la BO de l'anime Wolf's Rain.]


Dehors le soleil était aveuglant, peut être parce que je venais de me réveiller. Les gens autour de moi avaient arrêté de parler, ils me regardaient tous. Et là encore, c’est la peur que je ressentais. Ils avaient tous peur de moi. De la pauvre petite blonde d’à peine 1m30 que j’étais. Je ne reconnaissais personne. L’endroit m’était familier lui, mais pas les gens. Je m’avançais entre les gens qui me dévisageaient, mais ça encore, c’était bien gentil à coté de ce qui m’étendait juste après. Je n’eu pas le temps de tenter de me rappeler à vrai dire, même pas le temps de demander à quelqu’un, un groupe de gamins venait d’arriver en face de moi, cailloux en mains. Au début je n’avais pas compris, j’ai toujours été une personne longue à la détente comme on dit, mais je compris bien vite quand le premier cailloux tomba sur ma tête.

« Monstre ! Monstre ! Démon loup ! »

Et ce fut une pluie de cailloux, tous, ils me lançaient des gravas, comme on aurait fais pour chasser un chien. Et c’est ce que je fis, je pris la fuite. Je me mis à courir, plus vite que n’importe lesquels d’entre eux. Je courais à travers les champs verts de l’Irlande, le vent dans mon dos, et le soleil sur ma tête.
Alors que je courai j’aperçu une vieille dame affaissée sur sa canne. Malgré l’age, je me souviendrais toujours de ses yeux gris, clair, net, plein de vie, qui contrastaient fortement avec sa peau ridée. Quand je passai à coté d’elle, elle murmura assez fort pour que moi j’entende

« Run, wolf warrior, run. »

L’air et les paroles de cette chanson me revinrent. Je savais qu’on me la chantait souvent, mais qui ? Cette vieille femme ? J’avais oublié. Mais ces mots étaient porteurs de beaucoup pour moi à ce moment, à ce moment, ces mots venaient de résumer toute la situation.

Run, wolf warrior, to ends eternal !
Through the wreckage of the death of the day
Scent of silence under starlight spinning
A captured beast within a human skin


J’étais une bête sauvage, chassé de son pays à coup de caillasse, comme ça aurait pu être à coup de fusils. Je me mis à courir plus vite. Plus vite que le vent. C’était comme si je pouvais sentir toute la force du sol, de l’air, toute la vitalité des collines d’Irlande monter en moi pour me donner la force de courir encore et encore. Je sentais les larmes couler sur mes joues et être chassées par la vitesse de ma course. J’avais le cœur qui se brisait en miette, je me sentais coupable à me jeter dans le vide, même si je ne savais pas pourquoi. Je sentais en moi que quelque chose était arrivée par ma faute, qu’on m’avait chassé de chez moi pour ça. Je me refusais d’arrêter de courir tant que mes jambes pouvaient me porter, c’est ce qui m’a toujours impressionné en moi, le fait de continuer à courir même si j’étais sur le point de tomber de fatigue. Et c’est ce qui arriva la nuit tombée. Je me mis à ralentir contre ma volonté, et je tombai sur le dos, dans l’herbe fraîche du soir. Je crois que c’est la seule chose qui fut apte à m’apaiser de soir là, sentir l’herbe ballottée par le vent qui caressait mon visage, et les étoiles, il n’y avais plus aucunes lumière ce soir là, j’avais l’impression de voir le ciel pour la première fois, une pluie d’étoile, le ciel était parsemé de milliard de paillettes d’argent, et la pleine lune au milieu ressemblait à une pierre plus précieuse que n’importe quel rubis du monde. Ce soir là, ma richesse c’était le ciel. J’avais l’impression d’entendre chanter le vent qui glissait doucement dans mes cheveux. Le ciel était mon toit, la terre était mon lit, le vent était ma berceuse. Je n’avais plus peur, pas peur du noir, pas peur des bruits derrière les buissons. Ce qui me faisait le plus peur c’était les hommes, et il n’étaient plus là. Je me souviens de la lumière des étoiles qui s’estompait doucement, jusqu’à ce que la douce et froide lumière de la lune disparaissent, pour laisser place au noir du sommeil.
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